Vincent aura passé trente ans dans un cercueil narratif. Le jeu de 1997 en fait un ancien Turk soumis à des expérimentations des décennies avant le début de l'aventure, laisse deviner une histoire d'amour à sens unique, puis referme le dossier. Même sa quête annexe de fin de partie s'interrompt sans vraie conclusion. Final Fantasy VII Revelation promet de remplir ces blancs.
Naoki Hamaguchi s'en est expliqué lors d'une diffusion officielle organisée pendant la Gamescom. Son constat de départ est simple : contrairement à Yuffie, l'autre recrue optionnelle du jeu d'origine, Vincent n'a jamais eu de ville natale montrée à l'écran, ni de point de départ identifiable. Le joueur sait qu'il a servi les Turks, et guère plus.


« Nous allons encore plus loin dans son passé, avec des révélations inédites sur ce qu'il a fait autrefois », a déclaré le directeur, qui annonce une facette du personnage jamais exposée jusqu'ici. Il assure aussi que celles et ceux qui voulaient creuser Vincent Valentine seront servis quand le jeu sortira au printemps prochain.
Une écriture qui prolonge Dirge of Cerberus
Les extraits diffusés jusqu'à présent multiplient les clins d'œil à Dirge of Cerberus, le spin-off centré sur le personnage. Rien n'indique pour l'instant que Revelation en reprenne l'intrigue telle quelle, et Hamaguchi n'a pas précisé quelle part de ce matériau serait retenue. La prudence reste de mise : le studio parle d'approfondissement, pas d'adaptation.

Trop bon au combat ?
Sur le terrain, Hamaguchi plaisante à moitié en se disant inquiet d'avoir trop bien réussi le personnage : il craint que les joueurs ne veuillent contrôler que lui et délaissent le reste de l'équipe. Vincent alterne deux régimes. De près, il se change à volonté en créature cornue et frappe lourd. De loin, il redevient humain et arrose la zone au pistolet.

Reste la question posée depuis Rebirth : jusqu'où Revelation ira-t-il dans la réécriture ? Sur Vincent, la marge est large, précisément parce que l'original n'avait presque rien fixé. C'est aussi le risque : plus le passé est vierge, plus il est facile de le remplir avec autre chose que ce que la communauté imaginait.